Communiqués - Archives 2015

  • Lettre ouverte au Secrétaire d’État à l’enseignement supérieur et à la recherche

    Date: 05 novembre 2015 | Catégories: Communiqués

    À la suite de la rencontre qu’une délégation de notre association a eue avec M. Thierry Mandon, Secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, et plusieurs membres de son cabinet, le 14 octobre dernier, nous avons estimé utile d’adresser à M. Mandon, le 21 octobre, une lettre revenant sur les divers points abordés au cours de cette entrevue.

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  • Communiqué sur le Rapport de la Stratégie nationale de l’enseignement supérieur (StraNES)

    Date: 11 septembre 2015 | Catégories: Communiqués

    Mme Sophie Béjean, présidente du comité de la Stratégie nationale de l’enseignement supérieur (StraNES) et M. Bertrand Monthubert, rapporteur général dudit comité, viennent de remettre au Président de la République le rapport quinquennal prévu par la loi du 22 juillet 2013. Ce document, qui compte avec les annexes 248 pages, est destiné à proposer, selon les mots de la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mme Najat Vallaud-Belkacem, et du secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et la Recherche, M. Thierry Mandon, « un Livre blanc qui permettra de mobiliser la nation autour des enjeux de l’enseignement supérieur et de la recherche. » (Préface) Lire la suite »

  • Trois leçons d’un scrutin : les élections au CNESER et le succès de QSF

    Date: 23 juin 2015 | Catégories: Communiqués

    Le 28 mai, les universitaires et les chercheurs ont voté pour élire le CNESER dans sa nouvelle composition, issue de la modification du décret (décret n° 2014-1421 du 28 novembre 2014). Désormais, les collèges des universitaires et des chercheurs sont séparés et le nombre d’élus universitaires a diminué puisqu’il se limite désormais à 20 membres élus  (10 PR et 10 MCF et assimilés). On notera au passage que le nombre d’élus étudiants  (11) est supérieur à celui des professeurs … Au total, le nombre d’élus est de 54 personnes sur un total de 100 membres. On aurait voulu diminuer la représentativité du CNESER que l’on ne s’y serait pas pris autrement. La faible proportion des membres enseignants-chercheurs élus  diminue encore davantage la légitimité de cette institution censée pourtant représenter l’enseignement supérieur et émettre des avis pouvant éclairer les décisions du ministère par son rôle de conseil ; Lire la suite »

  • Communiqué sur le prélèvement de l’État sur les fonds de roulement des universités

    Date: 16 mai 2015 | Catégories: Communiqués

    Afin de combler un déficit, estimé à cent millions d’euros, le Ministère de l’Education nationale a pris le parti de ponctionner les fonds de roulement des universités ou établissements qui ont un excédent de recettes par rapport à leurs dépenses, et d’aider de cette façon les établissements en situation plus difficile.

    QSF conteste cette mesure, à la fois injuste, contreproductive, et probablement illégale.

    Cette décision pénalise les universités qui ont su, dans la situation que leur a léguée la LRU, trouver de meilleurs modes de gestion. Lire la suite »

  • Communiqué sur le projet d’arrêté sur le doctorat

    Date: 11 mai 2015 | Catégories: Communiqués

    Le projet d’arrêté « fixant le cadre national de la formation et les modalités conduisant à la délivrance du diplôme national de doctorat » soulève de nombreuses interrogations et provoque chez les universitaires une vive inquiétude quant à ses finalités et à ses conséquences.

    QSF dénonce l’indigence intellectuelle d’un texte qui n’est pas à la hauteur des enjeux et qui porte atteinte au seul diplôme qui avait jusqu’ici échappé à l’actuelle furia réformatrice. Au lieu de s’attaquer au manque de reconnaissance économique et social du diplôme de doctorat, en imaginant un cadre juridique ambitieux et novateur pour le plus haut grade universitaire français, le projet d’arrêté brille pour l’absence totale de toute réflexion sur la fonction du doctorat dans la maturation critique du jeune chercheur, sur le rôle qu’il pourrait jouer dans la croissance intellectuelle et économique de la nation, dans le progrès scientifique. Le document répond, une fois de plus, à une logique purement pédagogique et repose sur une conception administrative et collectiviste de la recherche individuelle. Le doctorat n’est pensé par les experts du ministère que comme un post-Master à mener à bien en trois ans, dans l’esprit de la « réussite pour tous » ! Lire la suite »

  • Communiqué sur l’abandon de l’enseignement des langues classiques au collège

    Date: 29 mars 2015 | Catégories: Communiqués

    L’abandon de l’enseignement du latin et du grec au collège que consacrent définitivement les dernières réformes de l’Education nationale, l’évolution de l’agrégation de lettres classiques, où la place des langues anciennes se réduit de plus en plus, marquent clairement la volonté de l’Education nationale d’éradiquer les humanités des collèges, puis bientôt des lycées et par voie de conséquence à moyen terme des universités. Le latin et le grec ont favorisé la constitution non seulement de notre  langue mais aussi des savoirs scientifiques, philosophique et juridique. Ils ont contribué à la formation de  l’Europe et à l’émergence de l’esprit critique propre à notre modernité. QSF dénonce cet abandon des études classiques. Il s’agit d’une erreur d’un point de vue à la fois pédagogique, intellectuel et scientifique.

    S’il importe d’apprendre à apprendre, alors l’apprentissage des langues et des écritures, qui constituent non seulement des objets mais aussi les moyens du savoir, doivent occuper toute leur place ; c’est pourquoi QSF s’étonne que l’on substitue à l’enseignement des langues anciennes une simple information généraliste et floue sur l’histoire et les cultures antiques. La culture antique passe nécessairement par les textes, et les textes par l’apprentissage de la langue. QSF est hostile à l’ersatz mis en place par le ministère de l’Education nationale. Il s’agit d’une solution insatisfaisante, dont les bénéfices en matière de formation apparaissent bien moindres. Partout ailleurs, aux Etats-Unis, en Finlande, réputée pour la qualité de ses programmes pédagogiques, voire en Chine, l’intérêt didactique des langues anciennes est de plus en plus reconnu, leur enseignement de mieux en mieux diffusé. Loin d’être une pratique didactique élitiste, l’apprentissage des langues classiques favorise une transmission humaniste et culturelle, qui risque d’être autrement le privilège des classes aisées. Le grec et le latin sont à la source de l’apprentissage des fondamentaux que l’Ecole publique doit offrir à tous les écoliers.

    QSF rappelle que l’apprentissage de ces langues développe la capacité d’analyse et de synthèse et favorise une plus grande sensibilité aux différences culturelles. Le latin et le grec forment ainsi de véritables compétences qui constituent un atout formidable pour l’accès au monde du travail. C’est ce qu’ont souligné un grand nombre de chercheurs, mais également plusieurs responsables de grandes entreprises, pour lesquels l’étude des langues classiques contribue à la formation de profils originaux et offre aux jeunes une capacité rare d’expression et de problématisation. Une bonne formation en grec et en latin ouvre la voie aux parcours de l’enseignement et de la recherche et peut être une excellente porte d’entrée dans la vie professionnelle.

    QSF dresse le même constat pour l’ensemble des enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) que le ministère de l’Education nationale vise à mettre en place dès la rentrée prochaine.  Avec les enseignements pratiques interdisciplinaires, l’offre didactique  que proposera  l’Education nationale ne se distinguera guère de ce que la simple navigation sur internet peut fournir aux écoliers français. La refondation de l’Ecole annoncée par l’Education nationale conduit, pour QSF, à la perte de sa singularité dont dépendent pourtant le sens de sa mission publique et sa légitimité sociale.

    QSF invite donc la ministre de l’Education nationale à réfléchir aux effets néfastes que produirait l’abandon de l’enseignement des langues classiques, y compris dans une perspective de professionnalisation. QSF estime qu’il est encore temps pour corriger la dernière réforme du collège et réintroduire dans les programmes scolaires l’étude du grec et du latin.

  • Communiqué sur les élections du CNESER

    Date: 02 février 2015 | Catégories: Communiqués

    Des rumeurs insistantes et des informations officieuses font état d’un report des élections du CNESER, prévues en avril 2015.

    QSF rappelle que le dépôt de listes, que l’application rigide des règles de parité rend très compliquées à composer, est prévu pour le 11 février, alors que le ministère n’a pas encore fait parvenir aux syndicats et aux associations l’ensemble des documents électoraux.

    QSF demande que le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche démente ou confirme instamment l’éventuel report des élections et qu’il en explique les raisons qui le justifieraient.

    Au cas où la date des élections du CNESER devrait être modifiée, QSF renouvelle sa proposition de coupler la date de ces élections avec celles du CNU, prévues en septembre de cette année. Lire la suite »

  • Colloque de QSF: La sélection pour tous ? Mérite et égalité des chances

    Date: 09 janvier 2015 | Catégories: Communiqués

     

    Vendredi 30 janvier 2015 de 14h à 18h30

    Collège de France, Amphi Maurice Halbwachs

    La question de la sélection et son articulation avec le mérite et l’égalité des chances, sur laquelle on constate une évolution réelle aussi bien de la part de Conférence des présidents des universités que de plusieurs groupes de réflexions, paraît en ce moment cruciale pour l’avenir de nos universités. Pour que l’université puisse redevenir le lieu de formation de tous ces étudiants qui aujourd’hui privilégient de plus en plus nombreux les formations sélectives privées ou publiques, il paraît nécessaire de réfléchir autrement que par des slogans à la question du succès et de l’échec. L’université a vocation à accueillir en son sein les meilleurs étudiants de l’enseignement secondaire et pas seulement ceux qui de plus en plus nombreux la choisissent par défaut ou pire encore parce qu’ils croient que les diplômes y sont bradés. Le droit donné à tout bachelier d’entrer à l’université sans qu’une orientation bien conçue lui ait été proposée, a pour effet de dévaloriser d’emblée la voie universitaire par rapport aux autres voies de l’enseignement supérieur. Une bonne orientation est l’une des conditions pour réduire la sélection par l’échec, qui frappe chaque année plus de 150 000 étudiants, et pour arrêter la dévalorisation progressive des diplômes universitaires, en particulier dans les sciences humaines, sociales et juridiques.

    Or la question d’une orientation disciplinaire sélective à l’entrée des universités impliquerait, d’une part, une capitalisation des crédits, permettant à chaque étudiant d’avancer à son rythme, et, d’autre part, une démocratisation des études basée sur une stratégie de redistribution des efforts (par exemple des droits d’inscription progressifs) et une politique des bourses d’étude permettant aux étudiants d’origine modeste de financer dignement les études universitaires.

    Pour échanger sur l’ensemble de ces questions, QSF organise une demi-journée de réflexion ouverte à tous les acteurs du monde universitaire. Elle s’articulera autour de deux tables rondes, qui seront coordonnées par Olivier Beaud et Claudio Galderisi.

     

    Table ronde 1: Enjeux cognitifs, éthiques et scientifiques

    Une attention particulière sera portée aux questions concernant l’émulation, l’adéquation disciplinaire et épistémique entre les compétences acquises dans le secondaire et les études supérieures, les conditions de travail des étudiants et l’égalité des chances.

    • 14 h : M. Antoine Compagnon (Collège de France, QSF)
    • 14 h 15 : M. Jean-Michel Blanquer (directeur général de l’ESSEC)
    • 14 h 30 : M. Laurent Daudet (Univ. Paris VII, Groupe “Terra Nova”)
    • 14 h 45 : M. François Vatin. (Univ. Paris Ouest-Nanterre, “Groupe des Refondateurs”)
    • 15 h : M. Charles Soulié (Univ. Paris VIII – ARESER)
    • 15 h 15 :  Discussion
    • 15 h 45 : pause

     

    Table ronde 2: Questions institutionnelles

    Un attention particulière sera portée aux aspects et aux problèmes institutionnels et sociétaux que comporterait la possibilité pour les universités de choisir leurs étudiants sur la base des connaissances et des compétences déjà acquises.

    • 16 h 15 : Mme Dominique Gillot (Sénatrice – PS, CNESER)
    • 16 h 30 : Mme Valérie Pécresse (Députée – UMP)
    • 16 h 45 : M. Andrea Graziosi (Univ. de Naples, ANVUR)
    • 17 h : Mme Claudine Kahane (Univ. Grenoble, SNESUP-CNESER)
    • 17 h 15 : M. Julien Robert-Grandjean (FAGE-CNESER)
    • 17 h 30 : M. Paolo Tortonese (Univ. Paris III, QSF)
    • 17 h 45 : Discussion