Actualités

  • Pétition « Réforme de la formation des enseignants et refonte des concours : un projet qui doit être sérieusement remanié ! »

    Date: 31 janvier 2013 | Catégories: Actualités

    Nous attirons votre attention sur la pétition en ligne sur l’adéquation de la réforme de la formation des enseignants dans le cadre de la création des ESPE et de la refonte des concours.

    Plusieurs membres de QSF l’ont déjà signée:

    http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2013N35345

  • Note de QSF sur l’évaluation : Pour une autre réforme de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur

    Date: 20 janvier 2013 | Catégories: Actualités

    À l’occasion de la refonte de la loi LRU par le gouvernement Ayrault, une réflexion s’est engagée sur l’avenir de l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES) et sur les formes que pourrait prendre un nouveau dispositif d’évaluation.

    Pour une claire vision des enjeux du débat, quelques remarques préalables s’imposent concernant l’historique de l’évaluation en France et l’origine de l’AERES. On verra seulement par la suite de quelle manière le système d’évaluation aujourd’hui en vigueur pourrait être amélioré.

    D’abord, une évidence : l’évaluation appartient au quotidien du métier de chercheur et d’universitaire. Qu’il s’agisse de proposer un article à une revue scientifique ou un livre à un éditeur, de répondre à un appel d’offre, de demander une prime, un congé sabbatique, une promotion ou une mutation, le monde de l’université et de la recherche est soumis à une évaluation constante par les pairs. Que l’État, qui subventionne la plus grande partie de ces activités, veuille de temps à autre avoir en outre une perspective d’ensemble sur l’utilisation des moyens qu’il met à disposition, il n’y a pas lieu de s’en scandaliser, à l’instar de tel universitaire qu’on se souvient avoir entendu s’écrier en 2012 qu’il avait choisi ce métier précisément pour échapper aux évaluations et aux contrôles.

    Ensuite, il convient de rappeler que, contrairement à la croyance commune, l’AERES n’est pas une création de la LRU, mais lui est antérieure : elle a été fondée à l’extrême fin du gouvernement Villepin en 2007, et c’est uniquement parce qu’elle a commencé de fonctionner au moment de la mise en place de la loi LRU que s’est produite une confusion entre cette loi et la nouvelle agence d’évaluation.

    Enfin, les détracteurs de l’AERES ont souvent tendance à oublier que l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur était déjà pratiquée en France bien avant l’AERES, en particulier par la MSTP (Mission scientifique, technologie et pédagogique) du ministère de la Recherche et de l’Enseignement supérieur. La création de l’AERES a amélioré de façon considérable l’évaluation à laquelle les universités étaient soumises depuis de nombreuses années : alors qu’auparavant l’évaluation se pratiquait de manière presque occulte, l’AERES a imposé des critères de transparence et une clarté dans les objectifs dont il serait absurde de se plaindre. Des moyens considérables ont été mis à sa disposition : en 2010, 15,4 millions d’euros de budget, 71 emplois administratifs permanents, 108 emplois scientifiques (chercheurs et enseignants-chercheurs) à temps partiel, 4 717 experts sollicités.

    Avant de nous demander si toutes ces ressources sont employées au mieux, reconnaissons malgré tout que cette augmentation des moyens a permis de mettre en place un protocole d’évaluation contraignant et transparent, du moins en théorie, qui a rompu avec les habitudes opaques de la MSTP : le nom des experts est rendu public ; leur nombre est augmenté ; au lieu de se contenter d’un simple examen de dossier, ils visitent l’unité de recherche sur place et rencontrent ses membres ; l’évaluation donne lieu à la production non pas de quelques lignes griffonnées au coin d’un bureau, mais d’un rapport substantiel – même si l’on peut regretter la pratique du « lissage » faite lors des réunions dites de « restitution » – publié sur le site de l’AERES. Les unités de recherche universitaires bénéficient enfin d’un traitement identique à celui auquel n’avaient droit auparavant que les laboratoires d’établissements de recherche tels que le CNRS (UMR, UPR). Quiconque prend au sérieux la recherche menée dans les universités françaises ne peut que s’en féliciter. Lire la suite »

  • Commentaire des 121 propositions présentées les 26 et 27 novembre aux Assises nationales

    Date: 20 décembre 2012 | Catégories: Actualités

    Commentées par Claudio Galderisi, André Guyaux, Paolo Tortonese

    avec la collaboration d’Olivier Beaud

    Les 121 propositions ici commentées ont été organisées par le Comité de pilotage des Assises en trois parties (p. 3, 12 et 18 du présent document).

    Dans la version définitive du Rapport remis par le rapporteur général de Assises, Vincent Berger, au Président de la République, le 17 décembre et présentées au Président de la République, elles sont devenues 135 et sont désormais regroupées en cinq parties : a) Agir pour la réussite des étudiants (1-53) ; b) Donner une nouvelle ambition pour la recherche (54-74) ; c) Redéfinir l’organisation nationale et territoriale de l’enseignement supérieur et de la recherche (75-103) ; d) Mieux reconnaître l’activité des femmes et des hommes (104-132) ; e) Affirmer l’engagement de la France dans l’enseignement supérieur et la recherche (133-135).

    Dans ce rapport définitif, les 135 propositions sont davantage le reflet du travail du comité de pilotage, et plus particulièrement du rapporteur général, qu’un miroir fidèle des auditions de l’ensemble des associations et des universitaires qui ont participé aux Assises. Une partie d’entre elles sont accompagnées d’une « interprétation authentique », qui est pour l’essentiel extraite du discours que M. Berger a prononcé en clôture des Assises, le 27 novembre dernier.

    Les commentaires que propose ici QSF étaient déjà achevés lorsque la version définitive du rapport a été rendue publique. Nous n’avons pas cru opportun de reporter nos commentaires sur ce dernier document, qui avec ses 86 pages offre au lecteur un texte déjà très long. La version qui est ici commentée est celle qui a été présentée lors des ateliers du 26 et 27 novembre dernier. On remarquera qu’elle contient encore quelques scories formelles…

    Dans la version définitive, le comité de pilotage a ajouté une quinzaine de nouvelles propositions. Un seul exemple : la proposition n° 132, introduite dans la section réservée à la parité homme/femme, propose l’abolition des notes (remplacées par des avis motivés), sans qu’il soit précisé s’il agit des notes de l’AERES, d’autres notes non mieux identifiées ou de l’évaluation des étudiants, et sans que l’on sache pourquoi, dans ce dernier cas, cette suppression concernerait la parité et non la réussite des étudiants, de tous les étudiants… Lire la suite »

  • Note de QSF à l’attention du comité de pilotage des assises de l’enseignement supérieur

    Date: 18 septembre 2012 | Catégories: Actualités

    Depuis sa fondation en 1982, QSF est favorable à l’accès d’un plus grand nombre de bacheliers à l’enseignement supérieur, considérant que l’augmentation des diplômés de l’enseignement supérieur est un atout appréciable pour la société française. Toutefois, si les universités françaises et tous les acteurs de l’enseignement supérieur doivent être capables de répondre aux nouvelles attentes de la société en matière de formation et d’insertion professionnelle, il est indispensable qu’ils le fassent sans remettre en cause la centralité des savoirs disciplinaires dans l’éducation générale. L’enseignement supérieur et la recherche sont associés dans l’élaboration de ces savoirs. La transmission de ces savoirs forme l’esprit critique des futurs citoyens et contribue à l’évolution et à la maturation des nouvelles générations, et avec elles de la société dans laquelle elles s’intègrent. L’enseignement supérieur doit avoir pour objectif de renforcer ce processus cognitif et de fonder la réussite des étudiants sur des savoirs maîtrisés et vérifiés selon des procédures qui garantissent la qualité et la reconnaissance des diplômes et qui facilitent l’insertion professionnelle des diplômés. C’est sur ces bases que QSF entend prendre position sur les trois thèmes proposés à la réflexion par le ministère.

    I – « La réussite de tous les étudiants »

    QSF recommande de modifier l’intitulé de ce premier point, en considérant qu’il faut mettre au centre de la réflexion sur le système de l’enseignement supérieur la qualité de celui-ci sous tous ses aspects. La réussite aux examens ne constitue pas à elle seule un critère pertinent ; il faut lui associer la qualité de l’enseignement et de la recherche, ainsi que le rapport aux moyens financiers, la qualité de la vie des étudiants, la progression du nombre de diplômés à tous les niveaux du LMD, et la reconnaissance des diplômes. La seule prise en compte de la progression quantitative du nombre de licenciés est donc une tentation qu’il faut combattre. Lire la suite »

  • “La vocation de l’université”: colloque à l’occasion des 30 ans de QSF – le 5 octobre 2012

    Date: 25 juillet 2012 | Catégories: Actualités, Communiqués

    La vocation de l’Université

    À l’occasion des 30 ans de Qualité de la science française (QSF)

    5 octobre 2012

    Collège de France, Amphithéâtre Budé Lire la suite »

  • La L.R.U., facteur de développement du « localisme » dans les recrutements universitaires ? par Fabrice Melleray

    Date: 07 juin 2012 | Catégories: Actualités

    Le recrutement local pratique consistant à privilégier systématiquement au moment des recrutements en qualité de maître de conférences ou de professeur des candidats déjà en poste au sein de l’établissement, même dans l’hypothèse où des candidats dits « extérieurs » justifieraient le cas échéant de dossiers scientifiques manifestement plus étoffés, est hélas une pratique ancienne.

    Q.S.F., qui se refuse à accepter ou cautionner cette attitude contraire aux exigences du principe d’égal accès aux emplois publics, considérant que les seuls critères valables sont ceux posés par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (qui affirme que la capacité doit primer sans autre distinction que celle des vertus et des talents, art. 6), entend une nouvelle fois alerter les pouvoirs publics et la communauté académique sur ce fléau, qui sape la légitimité des universités et des universitaires, et dénoncer les risques ouverts par la L.R.U. sur ce point.

    Alors même que le législateur avait en 2007 pour ambition revendiquée de remettre en cause le localisme (en remplaçant les commissions de spécialistes par les comités de sélection, composés pour moitié au moins de membres extérieurs à l’établissement), on constate malheureusement que ces pratiques perdurent, voire se développent, et que les juges, qui connaissent mal le monde universitaire, ont adopté des positions qui s’avèrent favorables au localisme. Lire la suite »

  • Trois articles de membres de QSF dans le numéro 50 de la revue ‘Cités’ sur la loi LRU

    Date: 25 mai 2012 | Catégories: Actualités

    La Revue CITÉS publie, dans son dernier numéro (N° 50, 2012, aux PUF), un très intéressant dossier consacré au thème suivant :

    L’autonomie des universités: une faillite? À propos de la loi LRU

    Dans ce dossier figurent trois articles rédigés par des membres de QSF:

    — Paolo Tortonese: « La loi LRU ou la fiction de l’autonomie »

    — Henry Michel Crucis: « Quelles ressources humaines et financières pour les universités? Innover au-delà de la LRU »

    — Olivier Beaud: « La réforme du recrutement ou l’aggravation des tares du système français »

    Cités n°50

     

     

  • Annonce de la conférence de Robert C. Post : Constitutionnal Protections for Academic Freedom – 4 juin à 18h

    Date: 19 mai 2012 | Catégories: Actualités

    Lire la suite »

  • Journée des 30 ans de QSF – « La vocation de l’Université » (5 octobre 2012)

    Date: 20 mars 2012 | Catégories: Actualités, Tables rondes

    A l’occasion des 30 ans de sa création,
    QSF organise une journée autour du thème:

    La vocation de l’université

    Le 5 octobre 2012

    Collège de France – Amphithéâtre Budé

    (Le programme sera mis prochainement en ligne sur le site de QSF)

  • Le CNU et l’évaluation: note à l’attention des élus QSF au CNU

    Date: 12 février 2012 | Catégories: Actualités

    Quoique attaché  à la liberté de chaque liste QSF représentée au CNU, le Bureau de QSF a souhaité élaborer cette Note pour clarifier la position de l’association au regard de l’évaluation que devront effectuer les sections nouvellement élues en 2011.

    I – A titre liminaire, QSF tient à souligner que le système français de recherche souffre depuis plusieurs années d’un excès d’évaluations collectives et individuelles, souvent très coûteuses et globalement inefficaces. Elle ajoute que, dans les faits, la première évaluation est le recrutement des enseignants-chercheurs et des chercheurs. C’est même l’évaluation la plus importante pour garantir la qualité du système de l’enseignement supérieur et de la recherche, et c’est elle qu’on devrait aussi songer à réformer pour atténuer l’importance des évaluations ultérieures.

    II – Toutefois, le nouveau système d’évaluation imposé par l’article 6 du décret du 23 avril 2009 (sur le statut des enseignants-chercheurs) et par l’article 2 du décret du 23 avril 2009 (sur le CNU) impose à QSF de prendre position sur ce thème. Selon cet article 2, le CNU « procède à l’évaluation de l’ensemble des activités et de leur évolution éventuelle des enseignants-chercheurs […]. Cette évaluation est prise en compte pour les mesures relatives à la carrière des professeurs des universités et maîtres de conférences et à l’attribution de certaines primes et indemnités. Lire la suite »