Communiqués - Archives 2013

  • Colloque QSF sur les Moocs et Assemblée générale de QSF – le 24 janvier 2014

    Date: 16 novembre 2013 | Catégories: Communiqués, Tables rondes

    Colloque QSF sur les Moocs

    Le vendredi 24 janvier 2014, de 14h à 19h

    Fondation Lucien Paye, Salle des fêtes

    Cité Universitaire

    Entrée unique par le 47 Bd Jourdan, 75014 Paris

    Devant la sortie du Tramway T3, arrêt Montsouris

     

     

    Ce colloque sera l’occasion de traiter des questions suivantes :

    • Qu’est-ce que les MOOCs ont de spécifique par rapport aux cours en ligne ou aux formes d’enseignement sur internet ?
    • Quel est leur rapport avec la révolution digitale et quelle place y occupent-ils ?
    • Où en sont les universités françaises par rapport aux États-Unis et aux autres établissement pionniers en Europe ?
    • Le projet est-il, à terme, de remplacer les enseignements traditionnels par des MOOCs et dans quelles proportions ?
    • Dans quelles mesure les MOOCS modifient-ils l’enseignement universitaire ?
    • Les MOOCs sont-ils irrésistibles ?

     

    Programme:

    • 14h: Catherine Mongenet (Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche – France université numérique):  »Une plateforme de MOOC mutualisée pour les établissements d’enseignement supérieur français »
    • 14h50: Jeff Haywood  (Vice president université d’Edimbourg en charge des MOOCs):   »MOOCs and the opening up of higher education »
    • 15h40: Raffaele Simone (Professeur à l’Université de Roma 3):  »La guerre est perdue, il faut gagner les batailles »
    • 16h30: Antoine Compagnon (Professeur au Collège de France):  »Moocs et vaches à lait »
    • 17h20: Roberto Casati (Directeur de recherches au CNRS):  »Les illusions de la présence »
    • 18h: Yves Laszlo (directeur adjoint Sciences de l ‘ENS Ulm):  »MOOCs, FLOTs, OCEAN : une approche expérimentale de l’ENS ».
    • 18h50: Discussion finale

    Voir sur ce sujet la tribune publiée par Pascal Engel sur le site de QSF.

    Ce colloque sera précédé par l’Assemblée générale de QSF à 10h30

  • Communiqué sur la réponse du président de l’Université de Strasbourg à l’arrêt du Conseil d’État du 23 septembre 2013

    Date: 14 novembre 2013 | Catégories: Communiqués

    QSF avait salué dans son communiqué du 29 septembre dernier l’arrêt du Conseil d’État qui en date du 23 septembre avait annulé la décision du conseil d’administration de l’Université de Strasbourg. Cette université avait décidé le 30 mai 2012 de ne pas transmettre au ministère le classement effectué par un comité de sélection opérant dans le cadre de la procédure du recrutement dit du 46-3, car ce comité avait eu le tort de ne pas recruter le candidat local que l’Université souhaitait voir recruter.

    QSF rappelle que le Conseil d’État a considéré que le motif invoqué par l’Université de Strasbourg « n’est pas au nombre de ceux pouvant légalement justifier l’interruption du concours qui avait été ouvert, alors même que l’université fait valoir que le recrutement d’une deuxième personne pour enseigner la littérature du XVIe siècle entraînerait une charge budgétaire excessive au regard des objectifs de maîtrise de la masse salariale qu’elle poursuit ».

    QSF a appris que le président de l’université de Strasbourg a manifesté dans une lettre adressée au candidat victime de l’interruption du concours la volonté de ne pas donner suite à l’arrêt du Conseil d’État et de ne pas reprendre la procédure de recrutement. Sa décision confirme, d’une certaine manière, le caractère vicié de ce concours public, censé être ouvert et équitable.

    QSF souhaite que l’arrêt du Conseil d’État contribue à dissuader les conseils d’administration de telles décisions arbitraires et autoritaires en faveur de politiques localistes, et dénonce le mépris la collégialité académique qui est au cœur de la mission des universités.

    Sans attendre de savoir si le candidat victime de cette décision usera de son droit de présenter un nouveau recours devant le Conseil d’État pour demander l’exécution de l’arrêt du 23 septembre, QSF souhaite que la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et la Conférence des présidents d’universités disent comment ils entendent réagir à la fin de non recevoir que l’université de Strasbourg, par la voie de son Président, a opposée au collègue régulièrement élu. Leur silence sur ce dossier pourrait être interprété comme une forme d’approbation de la décision du président de l’université de Strasbourg, et comme un pied de nez inacceptable fait au Conseil d’État et à la communauté universitaire.

  • Communiqué sur l’arrêt du Conseil d’État concernant un cas de localisme à l’Université de Strasbourg

    Date: 29 septembre 2013 | Catégories: Communiqués

    QSF avait été parmi les premiers à dénoncer en 2012 un nouveau cas de recrutement avorté à l’Université de Strasbourg.

    Comme nous le rappelions dans notre communiqué du 7 juin 2012, « cette Université avait refusé de transmettre au ministère le classement effectué par un comité de sélection opérant dans le cadre de la procédure du recrutement dit du 46-3. Ce comité, composé par des spécialistes reconnus de littérature française du XVIe siècle, avait en effet vu sa décision désavouée, malgré les indiscutables qualités scientifiques des universitaires classés. Ce refus tenait au fait que le candidat local n’avait pas été classé par le jury du concours au premier rang, contrairement à ce que semblaient espérer les instances dirigeantes de l’Université ».

    Un arrêt du Conseil d’État, en date du 23 septembre, annule la décision du conseil d’administration de l’université de Strasbourg du 30 mai 2012. Lire la suite »

  • Communiqué sur la suppression par le Sénat de la procédure de qualification par le CNU

    Date: 22 juin 2013 | Catégories: Communiqués

    Le 13 juin, en fin de séance, le Sénat a voté, sur proposition d’une membre du groupe écologiste, et après quelques minutes de débat, la suppression de la procédure de qualification par le CNU.

    http://www.senat.fr/amendements/2012-2013/660/Amdt_6.html

    Il faut espérer que cet amendement, voté à la va-vite, sera finalement rejeté par la Commission mixte paritaire. Il est cependant inquiétant que l’avenir de nos universités et le sérieux du recrutement de nos enseignants-chercheurs puissent ainsi être mis à mal par un amendement déposé et discuté à la hâte sans la moindre consultation des instances universitaires représentatives, et en particulier du CNESER et du CNU. Il est tout aussi inquiétant pour la démocratie française que des sénateurs écologistes se comportent avec autant de légèreté et prétendent régler en dix minutes de débat une question difficile et complexe, qui engage l’avenir des universités françaises, bien plus que tant d’autres articles du projet de loi projet de loi sur l’enseignement et la recherche.

    QSF conteste la validité de la plupart des arguments présentés. Lire la suite »

  • Communiqué sur la publication d’un poste d’enseignant temporaire à l’Université de Montpellier III

    Date: 22 juin 2013 | Catégories: Communiqués

    Les difficultés financières dans lesquelles se retrouvent plusieurs universités après la LRU, doublées des nouvelles exigences horaires des diplômes de Licence, poussent des présidents d’université à chercher des solutions extrêmes pour faire des économies.

    QSF a ainsi été alerté de la création d’un  poste de philosophie (17e section du CNU) mis au concours à l’Université de Montpellier III pour la rentrée 2013-2014. Il s’agit d’un poste d’enseignant contractuel devant assumer 384 heures par an, payées l’équivalent d’un salaire d’ATER. Ce poste est susceptible d’être reconduit une année supplémentaire. Il peut être assumé par des enseignants ayant déjà épuisé leur quota d’années d’ATER.

    D’autres postes de ce type ont été créés par cette université dans différentes disciplines.

    Il est permis de s’interroger sur la légalité d’une telle création de poste. Elle est avant tout extrêmement choquante et augure mal de l’avenir de nos universités.

    QSF s’est toujours déclaré opposé au statut de PRAG, qui surcharge de cours un enseignant (384 heures annuelles, soit le double des cours d’un enseignant-chercheur, en réalité plus si l’on considère que les PRAG font en général surtout des Travaux dirigés) et lui interdit de faire des recherches. L’université doit rester un lieu centré à la fois sur l’enseignement et la recherche : l’existence au sein de l’université de statuts d’enseignants non chercheurs constitue une aberration dénoncée par QSF.

    Mais employer un enseignant qui fait un service de PRAG pour le salaire d’un ATER, tout cela pour un emploi précaire, est tout simplement inacceptable du point de vue humain.

    Le recrutement sur un tel poste créerait un précédent que QSF estime indigne de l’institution universitaire française. En accord sur ce point avec la position prise par la 17e section du CNU, QSF demande que ce poste ne soit pas mis au concours et qu’il soit remplacé par un poste conforme aux exigences du statut d’enseignant-chercheur.

  • Communiqué sur le CNESER disciplinaire : la juridiction universitaire en danger

    Date: 20 juin 2013 | Catégories: Communiqués

    Le Gouvernement a déposé devant le Sénat, puis retiré, un amendement à la loi sur l’enseignement supérieur et la recherche portant sur la modification de la composition du CNESER disciplinaire. Ce dernier est la juridiction universitaire, composée d’universitaires et d’étudiants élus, chargée de juger en appel les affaires disciplinaires concernant tant les enseignants que les étudiants. On ignore pour l’instant si le Gouvernement déposera cet amendement devant l’Assemblée nationale en seconde lecture.

    Selon ce projet d’amendement, il serait désormais prévu que « Le président du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche statuant en matière disciplinaire est un conseiller d’Etat, en activité ou honoraire, nommé par le ministre chargé de l’enseignement supérieur. Un président adjoint, élu en leur sein par l’ensemble des enseignants-chercheurs membres de cette juridiction la préside en cas d’absence ou d’empêchement du président ». Cela reviendrait à confier la présidence de la juridiction universitaire à un Conseiller d’Etat, sur le modèle de ce qui se  fait pour d’autres juridictions disciplinaires.

    Cet amendement serait justifiée par « la proportion importante des décisions du CNESER statuant en matière disciplinaire [qui] sont annulées par le Conseil d’Etat lorsqu’elles font l’objet d’un pourvoi en cassation au motif qu’elles sont entachées de vices de procédure ou de forme, alors même qu’elles sont juridiquement fondées sur le fond » Le Gouvernement estime donc que, «  afin de mieux garantir que les décisions juridictionnelles rendues respectent les règles de la procédure du contentieux administratif », il conviendrait «  de faire présider cette formation par un conseiller d’Etat ».

    QSF se déclare opposé à un tel projet pour une raison de principe : la composition du CNESER disciplinaire est une particularité du statut des universitaires, dans la mesure où ils sont les seuls à pouvoir sanctionner leurs pairs. C’est, avec l’interdiction pour la police d’entrer dans les locaux universitaires sans l’autorisation du directeur de l’établissement, la seconde grande franchise universitaire. À la différence des autres fonctionnaires, les universitaires ne peuvent pas par exemple, être révoqués par l’administration ; ils ne peuvent l’être que par la juridiction universitaire. Si celle-ci est, pour les affaires concernant les enseignants, uniquement composée d’universitaires, c’est parce qu’on considère traditionnellement que ce mode de composition constitue le prolongement du principe de collégialité : de même qu’à l’Université, on délibère entre pairs, on doit être jugé aussi par les pairs. Changer la présidence, comme le prévoit le projet d’amendement, en l’attribuant à un conseiller d’Etat conduit à déroger à ce principe. Cela conduit aussi à affaiblir le statut des universitaires et détruire sa spécificité pour le calquer sur le modèle du droit commun de la fonction publique. Cela conduit enfin à remettre en cause la protection de la liberté académique assurée, en partie, par cette juridiction universitaire. Lire la suite »

  • Communiqué sur le projet de loi « enseignement supérieur et recherche »

    Date: 03 février 2013 | Catégories: Communiqués

    Après avoir pris connaissance du projet de loi relatif à l’enseignement supérieur et à la recherche (faisant suite à la concertation lancée par les « Assises » et au rapport du député Le Déaut), et après avoir été informé par la presse des dernières modifications qui auraient été apportées à ce projet, QSF entend faire les observations suivantes, qui ne recouvrent pas cependant l’intégralité des mesures contenues dans ce long texte (55 articles), dont certaines – en particulier la reconnaissance du diplôme de doctorat – sont fort bienvenues [1].

    I – La première impression, qui ressort nettement de ce projet, est qu’il est moins ambitieux qu’on pourrait l’espérer. Si l’on veut vraiment, comme le propose le rapport Le Déaut, « refonder l’université et dynamiser la recherche », il faut des réformes qui soient à la hauteur de cette ambition. Par ailleurs, la rupture de ce projet de texte avec la loi LRU n’est pas toujours évidente, alors que le monde académique s’accorde à reconnaître que cette loi avait des défauts de construction manifestes.

    En effet, ce projet de loi n’aborde pas les deux questions décisives pour une véritable refondation des universités françaises.

    Tout d’abord, le projet de loi ne s’attaque pas à cette aberration selon laquelle, contrairement aux segments « nobles » de l’enseignement supérieur, les universités n’ont pas le droit de contrôler l’accès des bacheliers à leurs établissements. Cette absence de sélection à l’entrée ou d’orientation sélective, est le verrou du système qui empêche toute réforme sérieuse et ambitieuse des universités françaises. En escamotant ce problème et en poursuivant cette politique aveugle et irrationnelle, l’actuel gouvernement ne peut pas prétendre se donner les moyens de refonder l’université française. Lire la suite »

  • Communiqué sur la prise de position des directeurs d’IUFM à l’égard du projet de loi Peillon

    Date: 03 janvier 2013 | Catégories: Communiqués

    Dans un communiqué qui a dû surprendre un grand nombre d’universitaires, la Conférence des directeurs d’IUFM fait l’éloge du projet de loi d’orientation pour la refondation de l’École de la République. Selon elle, « les éléments contenus dans ce projet donnent une assise aux Écoles supérieures du professorat et de l’éducation et leur assignent des missions ambitieuses ».

    Un tel communiqué peut être interprété comme une tentative de récupération de ces Écoles (ESPE) par les IUFM.

    Dans son communiqué du 17 octobre, QSF s’inquiétait déjà de voir « les ESPE […] reprendre la substance des IUFM » et dénonçait le risque du retour de l’endoctrinement « pédagogiste » qui a prévalu dans les années 1980-1990. QSF s’inquiète encore plus de la volonté des directeurs des IUFM de faire d’un projet de loi une loi déjà en vigueur, avant même que le CNESER ait exprimé son avis et que la représentation nationale ait adopté ce texte. Lire la suite »