Communiqués

  • Communiqué sur le recrutement par les pairs des universitaires et des chercheurs du CNRS

    Date: 19 juin 2017 | Catégories: Communiqués

    Le recrutement par les pairs des universitaires et des chercheurs est une condition de la qualité de la production et de la transmission des savoirs. Il est aussi une garantie de l’égalité des chances dont doivent pouvoir bénéficier tous les candidats aux concours de l’enseignement supérieur et de la recherche. Seule la collégialité scientifique qui s’exprime à travers les comités et les jurys prévus par les dispositions juridiques régissant le recrutement universitaire et des organismes de recherche peut assurer la nécessaire expertise disciplinaire, sans laquelle toute décision peut paraître arbitraire. Lire la suite »

  • Communiqué sur le tirage au sort à l’université

    Date: 09 mai 2017 | Catégories: Communiqués

    Le 27 avril dernier, le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a publié au Bulletin officiel une circulaire informant des modalités prévues pour départager les futurs bacheliers candidats aux filières universitaires en tension (psychologie, droit, sciences et techniques des activités physiques et sportives – STAPS), instaurant officiellement le tirage au sort à l’université.

    QSF est opposé à une telle procédure. Le tirage au sort est contraire à l’esprit et à la lettre de la loi et installe le hasard au-dessus des critères pédagogiques qui pourraient permettre d’orienter les bacheliers souhaitant s’inscrire à l’université et qui favoriseraient leur réussite. Lire la suite »

  • Communiqué sur le traitement des ATER et le recrutement des PRAG

    Date: 04 mai 2017 | Catégories: Communiqués

    Une pratique totalement abusive et parfaitement contraire au décret n° 88-654 du 7 mai 1988 relatif au recrutement d’Attachés Temporaires d’Enseignement et de Recherche (ATER) dans les établissements publics d’enseignement tend à se répandre au sein des universités françaises. Elle consiste à ne proposer aux doctorants ou aux jeunes docteurs recrutés qu’un contrat de dix mois, afin d’économiser deux mois de traitement pendant la période d’été. Le dernier exemple concerne l’Université du Havre.

    QSF juge inacceptable un procédé qui voit le traitement s’arrêter avec la fin de l’activité didactique. Un tel traitement est non seulement profondément injuste, mais aussi illégal. Le décret statutaire précité prévoit en effet, en ses articles 5 et 6, une durée de fonction qui peut varier suivant les cas, mais qui est systématiquement prévue pour une période de un, deux, trois ou quatre ans. Cela s’explique par les missions des ATER, qui, comme leur nom l’indique, doivent assurer non seulement des charges d’enseignement, mais aussi de recherche dans le cadre de la préparation d’un doctorat ou d’un concours de recrutement de l’enseignement supérieur. Or, c’est précisément pendant la période estivale que les ATER, libérés des contraintes de l’enseignement et des autres activités pédagogiques, peuvent se consacrer pleinement à leurs travaux de recherche. Aligner la durée de rémunération des ATER sur la seule période d’activité didactique revient donc à nier ce qui fait leur spécificité et qui justifie d’ailleurs leur place au sein de l’université, lieu où l’enseignement et la production de nouveaux savoirs sont indissolublement associés.

    QSF est hostile à une gestion purement comptable de la mission didactique de nos universités, qui, étranglées depuis des années par une autonomie de façade, sont de plus en plus tentées d’avoir recours à de tels expédients pour essayer en vain d’équilibrer des finances exsangues.

    QSF défend le statut et les missions des ATER, qui, au regard de leurs niveaux de qualification et de leurs charges d’enseignement, rendent des services précieux pour une rémunération des plus modestes. Les économies faites sur le dos de ces collègues précaires en disent long sur une certaine conception du gouvernement universitaire et sur le peu de considération dont quelques présidents d’université font preuve à l’égard de jeunes enseignants qui, fussent-ils apprentis, entendent demeurer des chercheurs.

    Ce même processus conduit un grand nombre de nos facultés à privilégier le recrutement de professeurs agrégés (PRAG) au détriment de jeunes docteurs, qui peinent de plus en plus à s’insérer dans l’enseignement supérieur. QSF rappelle à ce propos que les PRAG, dont l’obligation de service est le double de celle d’un jeune maître de conférences (384 heures par rapport à 182 heures), ne sont pas des enseignants-chercheurs (décret n° 93-461 du 25 mars 1993).

    Une telle vision de l’enseignement des universitaires est contraire à l’esprit et à la lettre des textes qui régissent le recrutement universitaire et pénalise gravement toute une génération de jeunes chercheurs, rendant de plus en plus difficile un renouvellement de qualité des enseignants-chercheurs.

    QSF appelle le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, la Conférence des présidents d’universités et toute la communauté universitaire à une réflexion ambitieuse et courageuse sur de nouveaux moyens de financement de l’université française qui lui permettent de remplir dignement l’ensemble de ses missions historiques.

  • Appel commun sur la procédure du « suivi de carrière »

    Date: 21 mars 2017 | Catégories: Communiqués

    Appel commun CGT FERC Sup – QSF – SNESUP FSU – SNPREES-FO – SUD Education – SupAutonome-FO

    Fin janvier 2017, les organisations (CGT FERC Sup – QSF – SNESUP FSU – SNPREES-FO – SUD Education – SupAutonome-FO) qui se sont exprimées sur la procédure de « suivi de carrière » et sur l’atteinte qu’elle risque de porter aux libertés académiques ont appelé conjointement les sections du CNU à faire connaître aux collègues relevant de leur section la position qu’elles adopteraient face à la demande ministérielle de mise en œuvre du « suivi de carrière ».

    Les sections du CNU se sont entre-temps réunies et chacune a adopté sa position. Il en ressort que la majorité des sections sont opposées à la mise en œuvre de la procédure obligatoire de « suivi de carrière ». Vingt sept d’entre elles ne la mettront pas en œuvre, deux n’examineront que les dossiers des volontaires et seulement vingt-trois d’entre elles étudieront les dossiers de « suivi de carrière ».

    Les établissements n’auront donc de retour de cette procédure que pour une petite minorité des enseignants-chercheurs, ce qui constituerait, dans un contexte où la procédure reste obligatoire, une inégalité de traitement entre les universitaires.

    Dans ces conditions, les organisations signataires demandent solennellement au ministère de renoncer à cette procédure et de ne pas ouvrir l’application ALYA le 25 mars prochain.

  • Communiqué sur le projet de décret concernant la procédure de mutation des enseignants-chercheurs

    Date: 20 mars 2017 | Catégories: Communiqués

    QSF vient de prendre connaissance du projet de décret statutaire concernant, entre autres, la mutation des enseignants-chercheurs.

    Ce projet de décret vient d’être modifié après être passé devant le comité technique des personnels enseignants titulaires et stagiaires de statut universitaire (CTU). Le texte est encore plus inquiétant que ce que l’on pouvait craindre. Il comprend deux dispositions qui sont selon QSF scandaleuses.

    1/ La plus grave concerne la procédure de mutation. Ce texte, qu’ont dénoncé avec véhémence Lionel Collet et Jean-Loup Salzmann dans une tribune récente (« Pourquoi tant de haine contre l’autonomie des universités », Les Echos, 8 mars 2017), entend, selon les mots des deux anciens présidents de la Conférence des présidents d’université (CPU), « imposer aux universités la priorité des mutations sur les recrutements […] en contradiction avec les traditions universitaires et en méconnaissance totale du fonctionnement des laboratoires de recherche et des équipes pédagogiques ». Lire la suite »

  • Document programmatique. Pour une refondation de l’espace de l’enseignement supérieur et de la recherche

    Date: 17 mars 2017 | Catégories: Communiqués, Documents

    Dans la perspective du renouvellement des équipes présidentielle et gouvernementale, Qualité de la science française a rédigé un document programmatique, intitulé « Pour une refondation de l’espace de l’enseignement supérieur et de la recherche », synthétisant un certain nombre d’idées phares qu’il défend depuis des années.

    Ce document peut être téléchargé grâce au lien ci-dessous :

    Document programmatique. Pour une refondation de l’espace de l’enseignement supérieur et de la recherche

     

  • Colloque de QSF : « La liberté académique : une question centrale pour les universités »

    Date: 02 février 2017 | Catégories: Communiqués, Tables rondes

    La liberté académique : 

    une question centrale pour les universités 

    Colloque de l’Association Qualité de la Science Française 

    Université Paris Sorbonne – Salle des Actes

    vendredi 3 février 2016 

    Affiche

    14 h– 15 h 30 - La liberté académique entre passé et présent

    Présidence : Claudio Galderisi

    • Pascal Engel (EHESS) : L’idée d’une université et ses conséquences pour la liberté académique
    • Bernard Toulemonde (Ancien Recteur), L’évolution du système universitaire et la nature des libertés universitaires. 
    • Discussion 

    15 h 30 – 17 h : La liberté académique : sociétés et individus 

    Présidence : Antoine Compagnon

    • Stephen Holmes (New York University), Unsafe Spaces: Reflections on the University in the Age of Trump
    • Selim Eskiizmirliler, (Université Paris-Descartes), La liberté académique malmenée : le cas actuel de la Turquie
    • Olivier Beaud (Université Panthéon-Assas), Pourquoi la  liberté académique est-elle une liberté individuelle ?
    • Discussion

    Pause

    17 h 30 : La liberté académique et les pouvoirs institutionnels

    Table ronde animée par Olivier Beaud

    • Olivier Faron (Administrateur général du Conservatoire national des arts et métiers)
    • Hélène  Pauliat  (Ancienne Présidente de l’Université de Limoges)
    • Arnaud Macé (Université de Franche Comté)
    • Discussion

    Conclusion : Pascal Engel

     

     

  • Appel commun aux sections CNU sur le « suivi de carrière »

    Date: 29 janvier 2017 | Catégories: Communiqués

    Appel commun aux sections CNU

     CGT FERC Sup –  QSF – SNESUP FSU – SNPREES
    SUD Education – SupAutonome-FO

    L’ensemble des organisations signataires de cet appel se sont récemment exprimées sur la procédure de « suivi de carrière » et sur l’atteinte qu’elle porte aux libertés académiques (voir les liens ci-dessous vers les différents communiqués).

    Elles appellent en conséquence les membres du CNU réunis dans leurs sections à faire connaître aux collègues relevant de leur section la position qu’elles adopteront dès ce printemps face à la demande ministérielle de mise en œuvre du « suivi de carrière ». Lire la suite »

  • Communiqué sur la mise en œuvre du « suivi de carrière »

    Date: 17 janvier 2017 | Catégories: Communiqués

    Le décret n° 2014-997 du 2 septembre 2014 sur les dispositions statutaires communes applicables aux enseignants-chercheurs a remplacé leur évaluation quadriennale par le « suivi de carrière ». Le Bulletin officiel n° 20 du 14 mai 2015 définit ainsi le suivi de carrière : « [il] consiste en un examen individualisé et périodique de la situation professionnelle de l’enseignant-chercheur permettant son accompagnement durant l’ensemble de sa carrière par la formulation de recommandations. L’objectif sera de faciliter la réalisation des projets professionnels des enseignants-chercheurs dans le cadre des politiques de recherche et de formation mises en œuvre par les établissements d’enseignement supérieur ». Lire la suite »

  • Communiqué sur le projet de réforme du Master : une vraie-fausse sélection

    Date: 06 octobre 2016 | Catégories: Communiqués

    La ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mme Najat Vallaud-Belkacem, a présenté le 4 octobre les grandes lignes du projet de loi concernant « la nouvelle organisation du cursus conduisant au diplôme national de Master ».

    QSF estime que ce projet voulu par la ministre, appuyé par le Président de la République et inspiré par les associations d’étudiants, notamment par l’UNEF, n’est pas acceptable en l’état. Lire la suite »